Après un temps des Fêtes bien agréable, où le nouvel an aura été accueilli avec les excellentes bulles du Domaine Tarlant, 2010 est déjà reparti en grand. L’année a démarré en lion, dès cette première semaine, avec des nouveautés qui disparaissent pratiquement avant qu’on ait le temps de les inscrire sur notre liste.
Ainsi, nous avions mis la main, cet automne, sur un Zinfandel particulièrement sympathique, le Zin 91, de la région de Dry Creek, au nord de la vallée de Sonoma. Dry Creek est une des meilleures – sinon la meilleure – région de production de ce cépage typique de la Californie. Et en prime, ce zin provient de vieilles vignes qui lui donnent un supplément de caractère. À 14% d’alcool, sans les excès qui font de certains zins ambitieux des quasi-portos, voilà un vin qui a de l’élégance et du charme à revendre.
Ce qui fait que les 50 premières caisses arrivées sur le marché québécois ont disparu en moins de 48 heures, aidées par un prix très raisonnable, sous les 25$.
Notre première résolution de l’année, c’est de vous en ramener dès que possible.
Plusieurs autres vins disparaissent aussi à toute vitesse. Les vins piémontais de chez Rivetto trouvent vite leurs adeptes: les barbaresco, barolo et nebbiolo du langhe ont déjà disparu, moins d’un mois après leur arrivée, alors qu’il ne reste que quelques caisses des barbera, dolcetto et moscato d’Asti. Pas étonnant, avec des vins aussi équilibrés et bien structurés, à prix aussi raisonnables. Là aussi, le retour devrait être assez rapide.
À la vitesse ou nos nouveaux arrivages – et les cuvées arrivées en fin d’automne – disparaissent, nous sommes contents de l’arrivée prochaine de nouveaux vins du Chianti, de l’Ontario et de Nouvelle-Zélande – en plus de retours attendus de la Loire, de la Suisse, de la Bourgogne et du Languedoc. On vous tient au courant.
Au revoir, Château Milon
Si cette nouvelle année commence sous des auspices favorables, elle porte aussi un peu de tristesse pour nous, puisque nous ne serons malheureusement plus en mesure d’importer de Château Milon au Québec, malgré le succès croissant que remportaient les vins de ce producteur dévoué, attentif, dont les cuvées bio pleines de finesse avaient vraiment tout pour plaire.
En effet, à Bordeaux, si les premiers crus continuent d’occuper une place de choix sur la scène mondiale, nombreux sont les domaines dont les perspectives financières ont été considérablement assombries par l’actuel ralentissement économique, venu compliquer une situation déjà exigeante pour eux. Ces pressions financières ont malheureusement amené Gérald Majou de La Débutrie, le propriétaire qui dirigeait les lieux avec passion et finesse, à suspendre ses activités et à mettre les vignobles en location. Du coup, la commande qui a fait bien des heureux cet automne sera la dernière, pour un avenir prévisible.
Nous ne parvenons pas vraiment à nous convaincre de lui dire adieu. Mais la réalité étant ce qu’elle est, si vous avez quelques bouteilles de Milon dans votre cellier, conservez-les préieusement. On n’en reverra pas d’autres avant un bon moment.
