Il n’y a pas que les oies blanches qui reviennent au printemps. Il y a aussi des vins – chez Insolite, en tout cas.
C’est ainsi que, ces derniers jours, nous avons retrouvé avec beaucoup de plaisir les vins du Domaine Chaume-Arnaud, dans le Rhône, et ceux de Sébastien David, vigneron de la Loire. Des retours attendus, depuis que les arrivages de l’automne s’étaient envolés avec les premières neiges. Les nouveaux stocks venus de ces deux domaines bio d’excellente tenue se sont mis à descendre à vitesse grand V, dès que les vins ont été rendus disponibles par la SAQ.
Pas étonnant que ça parte vite. Qu’il s’agisse des Côtes-du-Rhône Petit Coquet ou Saint-Maurice de Chaume-Arnaud ou du Saint-Nicolas-de-Bourgueil Hurluberlu de Sébastien David, voilà des vins qui mettent le sourire aux lèvres, avec un fruité ensoleillé, mais aussi une bonne structure. Il y a du bonheur et il y a du vin, là-dedans.
Dans le verre, ça dit quoi?
L’Hurluberlu, c’est du cabernet franc à 100%, vinifié par macération carbonique, ce qui tend à exalter le fruit et les arômes. Du vrai beau vin de soif, à boire rafraîchi sous le soleil printanier et estival – ou pour se mettre du soleil dans la tête, les jours de pluie. Bon pour tous les temps, séduisant en diable. C’est d’ailleurs ce qu’en dit l’excellent Olif, sur son blog plein de nature: « robe colorée, nez épicé, fruité, avec une pointe de végétal pour le croquant en bouche, une belle acidité et de la fraicheur.**** »
Le Petit Coquet, fait de grenache, cinsault et syrah, joue le même rôle dans la gamme du Domaine Chaume-Arnaud. Le beau vin de soif, avec un brin de réglisse qui vient donner un peu plus de relief au profil bien en fruit. Le Saint-Maurice est également ensoleillé et chantant, mais un peu plus costaud avec sa petite dose de mourvèdre. Des vins élevés en cuve – et bien élevés, à part ça.
Pour maintenant – et pour la cave
Du côté rhodanien comme du côté de la Loire, ces deux domaines offrent aussi du vin plus sérieux, aux arômes profonds, à l’allure un peu plus réservée, mais qui séduisent autant quand on prend le temps de mettre le nez dedans.
Prenons d’abord le In Vivo, cabernet franc réserve de Sébastien David: un vin qui a du coffre tout plein, même dans un millésime réputé plus léger. Tannins souples, fruité intense et bien mesuré, notes florales et épicées par-ci par là, avec la petite note de poivron (mais rouge, ici!) qui fait la signature du cépage rouge principal de la Loire. De la belle ouvrage, qui s’éclatera encore plus si on le laisse reposer… in vivo, disons. Ou en tout cas, à la cave.
Quant au Vinsobres du Domaine Chaume-Arnaud, pour tout vous dire, on ne finit plus d’en revenir, chez Insolite. Avec son fruit noir, sa réglisse, ses arômes d’olive noire, son grain serré, mais aussi sa souplesse et son ampleur, il vous en met plein le verre, plein la bouche, plein l’esprit. Alors autant en mettre plein la cave. Les premières bouteilles seront bonnes tout de suite, avec une belle grillade d’agneau. Les autres vieilliront avec élégance pendant plusieurs années – si vous êtes capables de patienter. On vous met au défi.
Pour la liste complète des vins disponibles, cliquez ici.
Du néo-zélandais avec l’accent suisse
Parmi les autres arrivages du printemps, soulignons aussi les blancs expressifs de la maison néo-zélandaise Blackenbrook, qui trouvent la voie de plusieurs cartes des vins québécoises, avec le beau printemps que nous connaissons. Bien droit et rafraîchissant, égayé par une pointe de gaz carbonique, le sauvignon blanc de la maison exprime bien le style du pays, sans les côtés plus caricaturaux ou les excès de poivron vert qui marquent d’autres cuvées. Le riesling, travaillé selon un style qui rappellera un peu les vins allemands, offre des arômes minéraux et une belle soif. Une expression sympathique de ces vins qui font le succès du vin néo-zélandais de par le monde.
Blackenbrook est un domaine familial dont l’histoire traverse les continents, puisqu’il a été établi par une famille suisse-allemande, les Schwarzenbach, dont le nom de famille donne celui du domaine (Schwarzenbach = torrent noir = Black(en)brook). Arrivé en Nouvelle-Zélande à l’âge de neuf ans, Daniel Schwarzenbach s’est mis au vin au début des années 90, allant faire son apprentissage auprès de solides producteurs allemands, autrichiens et alsaciens, dont le très réputé Olivier Humbrecht, du domaine Zind-Humbrecht. Celui-ci a d’ailleurs inspiré une approche naturelle de la viticulture, que Daniel et son épouse Ursula, venue de Suisse en 1996, appliquent soigneusement sur leur domaine de 20 hectares qu’ils ont commencé à planter en 2000. Reçu chaleureusement par la critique néo-zélandaise, qui a donné de très hautes notes à plusieurs cuvées de la maison, le domaine a de l’avenir, comme en témoigne entre autres une récolte 2010 « de rêve ».
50 000 bravos à l’OSQ
En avril, l’équipe d’Insolite Importation était très fière de s’associer à l’Orchestre symphonique de Québec pour une activité de levée de fonds placée sous le thème New York, New York. Directement de Long Island, les vins de Channing Daughters (dont il reste une poignée de petits cartons, à ce jour, avant un retour attendu pour l’été), ont été une belle découverte pour les quelque 300 participants à cette soirée très réussie qui a permis de recueillir quelque 50 000$. Ça vaut bien un toast, tout ça!

