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Du beaujo de Burgaud dans le Cellier

Lundi 6 septembre 2010

Jean-Marc Burgaud est installé au coeur des vignes de la Côte du Py, le lieu-dit le plus réputé de Morgon.

Les beaujolais de Jean-Marc Burgaud, on est toujours content d’en recevoir, chez Insolite. Et on n’est pas tout seul, ils partent très vite de l’entrepôt, aussi.

Et pour cause, puisque notre ami Jean-Marc travaille certaines des plus belles parcelles du cru Morgon – et quelques-unes à Régnié – avec l’approche naturelle et attentive qui produit les meilleures cuvées du Beaujolais. Des cuvées qui ont du fruit à revendre, de l’élégance, mais aussi de la structure et, dans les cuvées « réserve », une profondeur carrément « bluffante », comme diraient les amis français.

La cuvée Vallières, telle que présentée dans les arrivages du Cellier. Cliquez sur l'image pour agrandir.

La qualité des cuvées de l’ami Jean-Marc, bâties sur de vieilles vignes de 50 ans et plus, a séduit les acheteurs de la SAQ, qui ont inclus le Régnié Vallières dans le prochain arrivage de la revue Cellier, en succursale le 16 septembre. Tiré d’un sol sablonneux et caillouteux, la cuvée est travaillée en macération carbonique, puis élevée six mois en cuve, ce qui donne une cuvée souple, gouleyante et toute en rondeur.

D’ailleurs, il n’y a pas que les gens de la SAQ qui ont apprécié. Nick Hamilton, chroniqueur vins dans Voir et Bill Zacharkiw, de la Gazette, nous ont tous deux fait savoir qu’ils ont beaucoup aimé. On a hâte de voir leurs commentaires publiés.

Aussi, David Schildneckt, l’excellent et raffiné dégustateur du Wine Advocate de Robert Parker, a décerné un 91 au Régnié Vallières, dans le Wine Advocate du mois d’août, en disant: «Je n’ai goûté un meilleur vin de cette appellation.» Il ne tarit pas d’éloges pour ses arômes de petits fruits et d’épices, «sa texture soyeuse et somptueuse, combinée à une salinité ravigorante et à une touche de peau de raisin, combinée à une exubérante fraîcheur finale équilibrant sa richesse.»

Le village et les vignobles de Régnié, vus depuis la Côte du Py

Des éloges et de l’importation privée

Les compliments de David Schildneckt ne s’arrêtent pas là. Le Morgon Les Charmes, disponible en importation privée, s’attire lui aussi un 91: «plus brillant et plus pénétrant que le Régnié, il offre une finale dont l’intensité de baies fraîche et de minéralité vous fera claquer la langue de plaisir en finale. » Tout ça pour 20$ la bouteille? Une aubaine, qu’on vous dit. Le Château de Thulon se prend pour sa part un 89, et le qualificatif d’ «exemplaire» pour l’appellation.

La joliment habillée cuvée Javernières

Parmi les cuvées trop rapidement disparues du nouvel arrivage débarqué au tournant du mois d’août, il y avait aussi la cuvée James 2008, une sélection de meilleurs lots situés tout près de la croix de pierre qui domine la Côte du Py, ce petit volcan éteint couvert de vigne jusqu’à son sommet. Décorée d’un 92, une cuvée dont la profondeur fait presque songer aux crus des Côtes de Nuits.

Autre cuvée partie rapidement,  le Morgon Côte du Py Javernières, tiré d’une parcelle exceptionnelle de la Côte. Une cuvée dont le ramage vaut le plumage, avec une étiquette audacieuse et très moderne.

Si vous voulez lire toutes les critiques récentes de David Schildneckt à propos des vins de Jean-Marc Burgaud,cliquez ici.

Et sachez aussi que Jean-Marc sera de retour au Québec à la mi-novembre pour participer au salon La Convergente, le grand rendez-vous de l’importation privée qui sera présenté à Montréal et à Québec. On retrouvera peut-être un peu de Javernières pour ceux qui viendront lui dire bonjour.

La croix qui trône au sommet de la Côte du Py, et au pied de laquelle poussent les vignes qui créent la cuvée James de Jean-Marc Burgaud

Vinsobres et autres Hurluberlu: les visiteurs du printemps chez Insolite

Mardi 4 mai 2010

Il n’y a pas que les oies blanches qui reviennent au printemps. Il y a aussi des vins – chez Insolite, en tout cas.

img_4447C’est ainsi que, ces derniers jours, nous avons retrouvé avec beaucoup de plaisir les vins du Domaine Chaume-Arnaud, dans le Rhône, et ceux de Sébastien David, vigneron de la Loire. Des retours attendus, depuis que les arrivages de l’automne s’étaient envolés avec les premières neiges. Les nouveaux stocks venus de ces deux domaines bio d’excellente tenue se sont mis à descendre à vitesse grand V, dès que les vins ont été rendus disponibles par la SAQ.

Pas étonnant que ça parte vite. Qu’il s’agisse des Côtes-du-Rhône Petit Coquet ou Saint-Maurice de Chaume-Arnaud ou du Saint-Nicolas-de-Bourgueil Hurluberlu de Sébastien David, voilà des vins qui mettent le sourire aux lèvres, avec un fruité ensoleillé, mais aussi une bonne structure. Il y a du bonheur et il y a du vin, là-dedans.

Dans le verre, ça dit quoi?

L’Hurluberlu, c’est du cabernet franc à 100%, vinifié par macération carbonique, ce qui tend à exalter le fruit et les arômes. Du vrai beau vin de soif, à boire rafraîchi sous le soleil printanier et estival – ou pour se mettre du soleil dans la tête, les jours de pluie. Bon pour tous les temps, séduisant en diable. C’est d’ailleurs ce qu’en dit l’excellent Olif, sur son blog plein de nature: « robe colorée, nez épicé, fruité, avec une pointe de végétal pour le croquant en bouche, une belle acidité et de la fraicheur.**** »

Le Petit Coquet, fait de grenache, cinsault et syrah, joue le même rôle dans la gamme du Domaine Chaume-Arnaud. Le beau vin de soif, avec un brin de réglisse qui vient donner un peu plus de relief au profil bien en fruit. Le Saint-Maurice est également ensoleillé et chantant, mais un peu plus costaud avec sa petite dose de mourvèdre. Des vins élevés en cuve – et bien élevés, à part ça.

Pour maintenant – et pour la cave

Du côté rhodanien comme du côté de la Loire, ces deux domaines offrent aussi du vin plus sérieux, aux arômes profonds, à l’allure un peu plus réservée, mais qui séduisent autant quand on prend le temps de mettre le nez dedans.

Prenons d’abord le In Vivo, cabernet franc réserve de Sébastien David: un vin qui a du coffre tout plein, même dans un millésime réputé plus léger. Tannins souples, fruité intense et bien mesuré, notes florales et épicées par-ci par là, avec la petite note de poivron (mais rouge, ici!) qui fait la signature du cépage rouge principal de la Loire. De la belle ouvrage, qui s’éclatera encore plus si on le laisse reposer… in vivo, disons. Ou en tout cas, à la cave.

Quant au Vinsobres du Domaine Chaume-Arnaud, pour tout vous dire, on ne finit plus d’en revenir, chez Insolite. Avec son fruit noir, sa réglisse, ses arômes d’olive noire, son grain serré, mais aussi sa souplesse et son ampleur, il vous en met plein le verre, plein la bouche, plein l’esprit. Alors autant en mettre plein la cave. Les premières bouteilles seront bonnes tout de suite, avec une belle grillade d’agneau. Les autres vieilliront avec élégance pendant plusieurs années – si vous êtes capables de patienter. On vous met au défi.

Pour la liste complète des vins disponibles, cliquez ici.

Du néo-zélandais avec l’accent suisse

Parmi les autres arrivages du printemps, soulignons aussi les blancs expressifs de la maison néo-zélandaise Blackenbrook, qui trouvent la voie de plusieurs cartes des vins québécoises, avec le beau printemps que nous connaissons. Bien droit et rafraîchissant, égayé par une pointe de gaz carbonique, le sauvignon blanc de la maison exprime bien le style du pays, sans les côtés plus caricaturaux ou les excès de poivron vert qui marquent d’autres cuvées. Le riesling, travaillé selon un style qui rappellera un peu les vins allemands, offre des arômes minéraux et une belle soif. Une expression sympathique de ces vins qui font le succès du vin néo-zélandais de par le monde.

Blackenbrook est un domaine familial dont l’histoire traverse les continents, puisqu’il a été établi par une famille suisse-allemande, les Schwarzenbach, dont le nom de famille donne celui du domaine (Schwarzenbach = torrent noir = Black(en)brook). Arrivé en Nouvelle-Zélande à l’âge de neuf ans, Daniel Schwarzenbach s’est mis au vin au début des années 90, allant faire son apprentissage auprès de solides producteurs allemands, autrichiens et alsaciens, dont le très réputé Olivier Humbrecht, du domaine Zind-Humbrecht. Celui-ci a d’ailleurs inspiré une approche naturelle de la viticulture, que Daniel et son épouse Ursula, venue de Suisse en 1996, appliquent soigneusement sur leur domaine de 20 hectares qu’ils ont commencé à planter en 2000. Reçu chaleureusement par la critique néo-zélandaise, qui a donné de très hautes notes à plusieurs cuvées de la maison, le domaine a de l’avenir, comme en témoigne entre autres une récolte 2010 « de rêve ».

50 000 bravos à l’OSQ

En avril, l’équipe d’Insolite Importation était très fière de s’associer à l’Orchestre symphonique de Québec pour une activité de levée de fonds placée sous le thème New York, New York. Directement de Long Island, les vins de Channing Daughters (dont il reste une poignée de petits cartons, à ce jour, avant un retour attendu pour l’été), ont été une belle découverte pour les quelque 300 participants à cette soirée très réussie qui a permis de recueillir quelque 50 000$. Ça vaut bien un toast, tout ça!

Domaine le Briseau: c’est bon, c’est bon, le petit Patapon

Vendredi 5 mars 2010

Le Domaine le Briseau, dans la Loire, fait du vin sérieux. Du vin très pur, expressif, plein de personnalité. Des expressions nettes et succulentes des grands (et petits) cépages de la Loire. Mais pas question de se prendre au sérieux pour autant.

À preuve, les vins de Nana Vins et cie, le négoce que mènent Nathalie et Christian Chaussard depuis 2005. On fait du pétillant naturel, on l’appelle You are so bubbly. On fait du sauvignon bien frais? On l’appelle You are so cool. Et on fait aussi du Patapon.

Le Patapon blanc, c’est du chenin, avec ce mélange si particulier de rondeur et de vivacité. Le Patapon rouge, c’est du pineau d’Aunis vraiment exemplaire, avec les notes poivrées et le fruit rouge typique du cépage, mais avec une netteté et une soif vraiment exceptionnelles. C’est bon, bon, bon, le petit Patapon.

Le punch qu’il faut pour boire avec des grillades, la fraîcheur pour que le verre se vide presque avant qu’on s’en rende compte. La personnalité singulière du pineau d’Aunis, mais sans son côté parfois plus rébarbatif. Du vin nature (juste un peu de soufre à la mise en bouteille), travaillé avec précision et rigueur, pour donner des saveurs nettes et précises qui expriment bien le caractère du cépage et le terroir de la Loire.

Souriez, c’est sérieux, Le Briseau. Voyez la liste de ces joyeuses bouteilles ici.

De beaux arrivages de fin d’hiver

En cette fin d’hiver qui a déjà de beaux airs de printemps, nos nouveaux arrivages touchent aux deux côtés de cette entre-saison avec des vins des coteaux alpins du Valais, en Suisse, et des cuvées issues du massif méditerranéen de La Clape, dans le Languedoc.

Du Valais, c’est bien sûr l’excellente petite arvine de René Favre & Fils, accompagnée de quelques cartons d’humagne, de fendant et de pinot noir Renommée Saint-Pierre 2001. Les blancs, issus du millésime 2008, montrent une nervosité et une minéralité particulièrement séduisantes.

De La Clape, c’est le retour du Domaine Les Portes, avec des Coteaux du Languedoc pleins de soleil, de minéralité, de fruit et, malgré le soleil et la chaleur des lieux, d’une bonne dose de fraîcheur. De vrais délices.

On vous dit en passant qu’on a aussi reçu les vins d’un nouveau domaine, Closson Chase, le vignoble le plus réputé de Prince Edward County, la nouvelle région en vue de l’Ontario. Sur des sols dotés de plusieurs mètres de calcaire, la vigneronne Deborah Paskus produit des pinots noirs et surtout, des chardonnays qui pourraient se défendre face à des grands bourgognes. C’est pas nous qui le disons, c’est Jancis Robinson. La réputation de la maison ayant déjà fait son chemin chez des sommeliers avertis, les vins ont déjà disparu de notre liste. De retour au début de l’été.

Parmi les autres arrivées récentes, parlont aussi des bourgognes de Billard Père et Fils, toujours aussi bons, et d’une nouveauté toscane, Poggio Romita, qui offre entre autres des chianti à moins de 15$. Tous les détails disponibles ici.

Rendez-vous à La Divergente

Nous aurons l’occasion de vous présenter ces nouveaux arrivages et une belle sélection de nos produits lors d’un mini-salon des vins d’importation privée, La Divergente, qui aura lieu le 25 mars prochain au restaurant Toqué. Une quinzaine d’agences spécialisées dans l’importation privée seront sur place pour l’occasion. On vous donne plus de détails très bientôt.

Une année qui démarre en lion – et avec un au revoir

Samedi 9 janvier 2010

Après un temps des Fêtes bien agréable, où le nouvel an aura été accueilli avec les excellentes bulles du Domaine Tarlant, 2010 est déjà reparti en grand. L’année a démarré en lion, dès cette première semaine, avec des nouveautés qui disparaissent pratiquement avant qu’on ait le temps de les inscrire sur notre liste.

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Ainsi, nous avions mis la main, cet automne, sur un Zinfandel particulièrement sympathique, le Zin 91, de la région de Dry Creek, au nord de la vallée de Sonoma. Dry Creek est une des meilleures – sinon la meilleure – région de production de ce cépage typique de la Californie. Et en prime, ce zin provient de vieilles vignes qui lui donnent un supplément de caractère. À 14% d’alcool, sans les excès qui font de certains zins ambitieux des quasi-portos, voilà un vin qui a de l’élégance et du charme à revendre.

Ce qui fait que les 50 premières caisses arrivées sur le marché québécois ont disparu en moins de 48 heures, aidées par un prix très raisonnable, sous les 25$.

Notre première résolution de l’année, c’est de vous en ramener dès que possible.

Plusieurs autres vins disparaissent aussi à toute vitesse. Les vins piémontais de chez Rivetto trouvent vite leurs adeptes: les barbaresco, barolo et nebbiolo du langhe ont déjà disparu, moins d’un mois après leur arrivée, alors qu’il ne reste que quelques caisses des barbera, dolcetto et moscato d’Asti. Pas étonnant, avec des vins aussi équilibrés et bien structurés, à prix aussi raisonnables. Là aussi, le retour devrait être assez rapide.

À la vitesse ou nos nouveaux arrivages – et les cuvées arrivées en fin d’automne – disparaissent, nous sommes contents de l’arrivée prochaine de nouveaux vins du Chianti, de l’Ontario et de Nouvelle-Zélande – en plus de retours attendus de la Loire, de la Suisse, de la Bourgogne et du Languedoc. On vous tient au courant.

Au revoir, Château Milon

Si cette nouvelle année commence sous des auspices favorables, elle porte aussi un peu de tristesse pour nous, puisque nous ne serons malheureusement plus en mesure d’importer de Château Milon au Québec, malgré le succès croissant que remportaient les vins de ce producteur dévoué, attentif, dont les cuvées bio pleines de finesse avaient vraiment tout pour plaire.

En effet, à Bordeaux, si les premiers crus continuent d’occuper une place de choix sur la scène mondiale, nombreux sont les domaines dont les perspectives financières ont été considérablement assombries par l’actuel ralentissement économique, venu compliquer une situation déjà exigeante pour eux. Ces pressions financières ont malheureusement amené Gérald Majou de La Débutrie, le propriétaire qui dirigeait les lieux avec passion et finesse, à suspendre ses activités et à mettre les vignobles en location. Du coup, la commande qui a fait bien des heureux cet automne sera la dernière, pour un avenir prévisible.

Nous ne parvenons pas vraiment à nous convaincre de lui dire adieu. Mais la réalité étant ce qu’elle est, si vous avez quelques bouteilles de Milon dans votre cellier, conservez-les préieusement. On n’en reverra pas d’autres avant un bon moment.