
Jean-Marc Burgaud est installé au coeur des vignes de la Côte du Py, le lieu-dit le plus réputé de Morgon.
Les beaujolais de Jean-Marc Burgaud, on est toujours content d’en recevoir, chez Insolite. Et on n’est pas tout seul, ils partent très vite de l’entrepôt, aussi.
Et pour cause, puisque notre ami Jean-Marc travaille certaines des plus belles parcelles du cru Morgon – et quelques-unes à Régnié – avec l’approche naturelle et attentive qui produit les meilleures cuvées du Beaujolais. Des cuvées qui ont du fruit à revendre, de l’élégance, mais aussi de la structure et, dans les cuvées « réserve », une profondeur carrément « bluffante », comme diraient les amis français.

La cuvée Vallières, telle que présentée dans les arrivages du Cellier. Cliquez sur l'image pour agrandir.
La qualité des cuvées de l’ami Jean-Marc, bâties sur de vieilles vignes de 50 ans et plus, a séduit les acheteurs de la SAQ, qui ont inclus le Régnié Vallières dans le prochain arrivage de la revue Cellier, en succursale le 16 septembre. Tiré d’un sol sablonneux et caillouteux, la cuvée est travaillée en macération carbonique, puis élevée six mois en cuve, ce qui donne une cuvée souple, gouleyante et toute en rondeur.
D’ailleurs, il n’y a pas que les gens de la SAQ qui ont apprécié. Nick Hamilton, chroniqueur vins dans Voir et Bill Zacharkiw, de la Gazette, nous ont tous deux fait savoir qu’ils ont beaucoup aimé. On a hâte de voir leurs commentaires publiés.
Aussi, David Schildneckt, l’excellent et raffiné dégustateur du Wine Advocate de Robert Parker, a décerné un 91 au Régnié Vallières, dans le Wine Advocate du mois d’août, en disant: «Je n’ai goûté un meilleur vin de cette appellation.» Il ne tarit pas d’éloges pour ses arômes de petits fruits et d’épices, «sa texture soyeuse et somptueuse, combinée à une salinité ravigorante et à une touche de peau de raisin, combinée à une exubérante fraîcheur finale équilibrant sa richesse.»
Des éloges et de l’importation privée
Les compliments de David Schildneckt ne s’arrêtent pas là. Le Morgon Les Charmes, disponible en importation privée, s’attire lui aussi un 91: «plus brillant et plus pénétrant que le Régnié, il offre une finale dont l’intensité de baies fraîche et de minéralité vous fera claquer la langue de plaisir en finale. » Tout ça pour 20$ la bouteille? Une aubaine, qu’on vous dit. Le Château de Thulon se prend pour sa part un 89, et le qualificatif d’ «exemplaire» pour l’appellation.
Parmi les cuvées trop rapidement disparues du nouvel arrivage débarqué au tournant du mois d’août, il y avait aussi la cuvée James 2008, une sélection de meilleurs lots situés tout près de la croix de pierre qui domine la Côte du Py, ce petit volcan éteint couvert de vigne jusqu’à son sommet. Décorée d’un 92, une cuvée dont la profondeur fait presque songer aux crus des Côtes de Nuits.
Autre cuvée partie rapidement, le Morgon Côte du Py Javernières, tiré d’une parcelle exceptionnelle de la Côte. Une cuvée dont le ramage vaut le plumage, avec une étiquette audacieuse et très moderne.
Si vous voulez lire toutes les critiques récentes de David Schildneckt à propos des vins de Jean-Marc Burgaud,cliquez ici.
Et sachez aussi que Jean-Marc sera de retour au Québec à la mi-novembre pour participer au salon La Convergente, le grand rendez-vous de l’importation privée qui sera présenté à Montréal et à Québec. On retrouvera peut-être un peu de Javernières pour ceux qui viendront lui dire bonjour.







