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Du beaujo de Burgaud dans le Cellier

Lundi 6 septembre 2010

Jean-Marc Burgaud est installé au coeur des vignes de la Côte du Py, le lieu-dit le plus réputé de Morgon.

Les beaujolais de Jean-Marc Burgaud, on est toujours content d’en recevoir, chez Insolite. Et on n’est pas tout seul, ils partent très vite de l’entrepôt, aussi.

Et pour cause, puisque notre ami Jean-Marc travaille certaines des plus belles parcelles du cru Morgon – et quelques-unes à Régnié – avec l’approche naturelle et attentive qui produit les meilleures cuvées du Beaujolais. Des cuvées qui ont du fruit à revendre, de l’élégance, mais aussi de la structure et, dans les cuvées « réserve », une profondeur carrément « bluffante », comme diraient les amis français.

La cuvée Vallières, telle que présentée dans les arrivages du Cellier. Cliquez sur l'image pour agrandir.

La qualité des cuvées de l’ami Jean-Marc, bâties sur de vieilles vignes de 50 ans et plus, a séduit les acheteurs de la SAQ, qui ont inclus le Régnié Vallières dans le prochain arrivage de la revue Cellier, en succursale le 16 septembre. Tiré d’un sol sablonneux et caillouteux, la cuvée est travaillée en macération carbonique, puis élevée six mois en cuve, ce qui donne une cuvée souple, gouleyante et toute en rondeur.

D’ailleurs, il n’y a pas que les gens de la SAQ qui ont apprécié. Nick Hamilton, chroniqueur vins dans Voir et Bill Zacharkiw, de la Gazette, nous ont tous deux fait savoir qu’ils ont beaucoup aimé. On a hâte de voir leurs commentaires publiés.

Aussi, David Schildneckt, l’excellent et raffiné dégustateur du Wine Advocate de Robert Parker, a décerné un 91 au Régnié Vallières, dans le Wine Advocate du mois d’août, en disant: «Je n’ai goûté un meilleur vin de cette appellation.» Il ne tarit pas d’éloges pour ses arômes de petits fruits et d’épices, «sa texture soyeuse et somptueuse, combinée à une salinité ravigorante et à une touche de peau de raisin, combinée à une exubérante fraîcheur finale équilibrant sa richesse.»

Le village et les vignobles de Régnié, vus depuis la Côte du Py

Des éloges et de l’importation privée

Les compliments de David Schildneckt ne s’arrêtent pas là. Le Morgon Les Charmes, disponible en importation privée, s’attire lui aussi un 91: «plus brillant et plus pénétrant que le Régnié, il offre une finale dont l’intensité de baies fraîche et de minéralité vous fera claquer la langue de plaisir en finale. » Tout ça pour 20$ la bouteille? Une aubaine, qu’on vous dit. Le Château de Thulon se prend pour sa part un 89, et le qualificatif d’ «exemplaire» pour l’appellation.

La joliment habillée cuvée Javernières

Parmi les cuvées trop rapidement disparues du nouvel arrivage débarqué au tournant du mois d’août, il y avait aussi la cuvée James 2008, une sélection de meilleurs lots situés tout près de la croix de pierre qui domine la Côte du Py, ce petit volcan éteint couvert de vigne jusqu’à son sommet. Décorée d’un 92, une cuvée dont la profondeur fait presque songer aux crus des Côtes de Nuits.

Autre cuvée partie rapidement,  le Morgon Côte du Py Javernières, tiré d’une parcelle exceptionnelle de la Côte. Une cuvée dont le ramage vaut le plumage, avec une étiquette audacieuse et très moderne.

Si vous voulez lire toutes les critiques récentes de David Schildneckt à propos des vins de Jean-Marc Burgaud,cliquez ici.

Et sachez aussi que Jean-Marc sera de retour au Québec à la mi-novembre pour participer au salon La Convergente, le grand rendez-vous de l’importation privée qui sera présenté à Montréal et à Québec. On retrouvera peut-être un peu de Javernières pour ceux qui viendront lui dire bonjour.

La croix qui trône au sommet de la Côte du Py, et au pied de laquelle poussent les vignes qui créent la cuvée James de Jean-Marc Burgaud

10 bonnes façons de passer un été Insolite

Vendredi 18 juin 2010

Le printemps et le début d’été sont particulièrement bien remplis, chez Insolite Importation. Les nouveautés sont arrivées en série, une véritable avalanche de beaux vins de France, d’Italie, d’Australie et des États-Unis, en rouge, en blanc et même en orange. Ajoutez à cela notre affection pour les vins de soif, et vous avez tout ce qui faut pour passer un bel été Insolite, pour toutes les météos, grillades, piscines, plages, terrasses, dîners indolents et soirées rieuses entre amis.

Vous vous cherchez des idées? Eh bien, voici 10 bonnes façons de mettre un peu plus d’Insolite dans votre belle saison.

1. Deux belles couleurs de grenache

Une vue sur le mont Canigou, dans les Pyrénées, depuis les vignobles du Domaine Matassa à Calce, dans le Roussillon

Une vue sur le mont Canigou, dans les Pyrénées, depuis les vignobles du Domaine Matassa à Calce, dans le Roussillon

Qui dit Roussillon dit soleil, chaleur et paysages époustouflants de mer et de montagne. Voilà le contexte inspirant d’où proviennent les vins du Domaine Matassa, installé à Calce, dans l’arrière-pays de Perpignan, où notre ami Tom Lubbe soigne de vieilles vignes ancrées dans des coteaux pentus. On n’a qu’à voir le site pour comprendre que les vins aient autant de caractère, un caractère que le vigneron cherche à mettre de l’avant en évitant les raisins trop mûrs, le boisé agressif et tout autre maquillage. Tout se fait de la façon la plus naturelle possible, les raisins font le reste.

Les vins ont séduit David Schildknecht, le collaborateur le plus fin et le plus nuancé de Robert Parker, qui a octroyé des scores de 90 et + à tous les blancs de Matassa, et un 89 à la cuvée Romanissa, à dominante de grenache noir. La Romanissa est justement de retour, avec son fruit éclatant posé sur une trame minérale accentuée, avec une concentration et une droiture exceptionnelles. En blanc, la cuvée Tattouine est faite à parts égales de grenache gris et de macabeu, le premier amenant vivacité et minéralité, le second des arômes plus fruités, voire mielleux, pour un blanc où on se plonge et replonge le nez et les lèvres en découvrant toujours une nuance de plus.

2. Quelle syrah, celle-là!

Un peu plus au nord-est, dans les Fenouillèdes, Tom Lubbe travaille de près avec Agnès et Alain Carrère, les propriétaires du  Domaine de Majas, qu’il a aidés pour la conversion en bio de leurs vignobles dont les ceps ont jusqu’à 120 ans d’âge. La collaboration, à la vigne et au chai, a permis d’élaborer des cuvées qui sont à la fois des vins de terroir et des vins de plaisir. De la minéralité, du fruit croquant et exubérant, de la fraîcheur étonnante pour des vins installés dans la chaleur du Midi.

Si le chardonnay est frais à souhait, avec un alcool bien modéré (12.5%), la syrah se montre d’une jeunesse souriante et d’une intensité aromatique très intrigante. Sur les grillades estivales, son caractère poivré et son fruit rouge évoquant les baies fraîches de la belle saison feront merveille, sans la lourdeur des vins très mûrs de style Nouveau Monde, un style qui fatigue vite quand le mercure monte. Et chez Insolite, croyez-nous, on est pas là pour vous fatiguer, bien au contraire.

Avec en prime des prix sous les 20$, ce sont de très beaux vins à partager avec les copains. C’est d’ailleurs ce qu’avait fait l’ami blogueur Julien Marchand, l’hiver dernier, avec le carignan-grenache Three Trees qui était arrivé avant Noël à l’entrepôt. Ce qu’il dit sur cette cuvée s’applique d’ailleurs très bien à la syrah actuellement en stock: « on y trouve tout plein de fruit, une bien jolie minéralité et pas mal d’acidité qui garde le tout bien équilibré ». Avec un tour de moulin à poivre en prime, pour la syrah.

3. Petite fleur et beaux cailloux

Si vous associez les vins d’Alsace avec l’hiver, la choucroute, le jambon de Pâques ou les plats fromagés, vous n’avez pas tort. Mais vous n’associez pas les vins d’Alsace avec l’été, les fruits de mer, les charcuteries, voire l’apéro sur la terrasse, vous n’avez pas raison.

Prenez ce muscat Petite Fleur du Domaine Julien Meyer, revenu dans un tout récent arrivage d’une demi-douzaine de cuvées: avec ses arômes généreux, il vous évoque un superbe bouquets de fleurs estivales, tandis que sa présence nette en bouche vous offre une fraîcheur tout à fait bienvenue quand le soleil se met de la partie. Rieslings et pinot blanc offrent aussi, entre les mains de Patrick Meyer, responsable de ce domaine conduit en biodynamie avec ferveur et minutie, des arômes bien présents et une netteté en bouche qui vous mettront le sourire aux lèvres – voire les cailloux en bouche, puisque la minéralité y est aussi très présente, en particulier dans le très masculin riesling Grittermatte.

4. Un accent tropical et une robe orangée

Un de nos grands plaisirs à travailler avec la maison Channing Daughters, de Long Island, dans l’État de New York, c’est la diversité des cuvées disponibles. Avec près de 25 cuvées différentes, il ne manque pas de choix pour offrir de nouvelles découvertes, d’un arrivage à l’autre. Cette fois, nous avons ramené un nouveau chardonnay assez hors du commun, puisqu’il contient une bonne part de chardonnay musqué (un clone aromatique de chardonnay aux arômes… musqués, justement) et une touche de muscat ottonel et de pinot grigio. Un vin ensoleillé, sur des notes d’ananas et de papaye (entre autres), ce qui lui vaut son nom de tropical.

Il y a aussi le merlot Mudd Vineyard, très bordelais et assez classique dans sa facture, et le Mosaico, un mélange très aromatique et symphonique, rond, riche et complexe (32% Pinot Grigio, 29% Chardonnay, 14% Sauvignon Blanc, 12% Muscat, 7% Tocai Friulano et 6% Gewurztraminer). Mais surtout, il y a le Ramato, un pinot grigio « orange », c’est à dire vinifié en macération pelliculaire – un blanc fait comme un rouge, pour simplifier. Fermenté sur ses peaux, il a ensuite été élevé en vieux fûts de chêne français et slovène, ce qui lui donne, outre sa couleur cuivrée, un ensemble d’arômes pour le moins inusités – épices, abricots, noisettes, poire, et plus encore. Un beau vin de gastronomie, digeste, aussi étonnant que facile à boire. Il intrigue déjà beaucoup et sera certainement parti avant que la canicule le rende encore plus agréable.

5. Caspri, c’est pas fini

Conseillé par Patrick Meyer, Bertrand Habsiger, de Fattoria di Caspri, en Toscane, fait progresser ses vins, conçus dans une approche aussi naturelle que possible, à vitesse grand V. D’un millésime à l’autre, la qualité est de plus en plus grande, le plaisir aussi. Sangiovese hors du commun, sur une trame précise mais inusitée, il fait fureur chez nous. Les arrivages de l’hiver dernier avait fondu comme, ben.. comme neige au soleil, et les nouveaux arrivages sont en voie de faire de même. Ça se comprend, quand on lit des critiques comme celle-ci, sur le blogue OenoPhil, à propos de l’excellent et si accessible Rosso di Caspri:

Du fruit, une puissance mesurée qui s’exprime dans une bouche relâchée, tendue et sans creux. Le vin est simple, rustique dans le bon sens du terme avec une palette d’arômes singulière sans boisé sensible. L’accent est mis sur la fraîcheur et la gourmandise immédiate avec une belle finale réglissée et parfaitement nette.

Ça me donne le goût d’en ouvrir une autre, tiens…

6. Les Australiens sortis de l’hiver

Pendant que c’est l’été, ici, ayons une petite pensée pour nos amis australiens, qui entrent en pleine saison hivernale, après avoir complété vendanges et vinifications. Nous sommes donc très heureux d’offrir aux vins de nos amis d’Innocent Bystander une escapade estivale au Québec. Ensoleillés mais équilibrés, savoureux sans être riches, les vins de cette sympathique maison sont de retour en force après un très grand succès au salon des vins d’importation privée de novembre dernier, qui avait vu le shiraz-viognier et le pinot noir, en particulier, disparaître en une seule petite journée. Et les clients en redemandaient.

Alors on en a commandé en quantités, pour satisfaire la forte demande. Et avec plaisir, tant les vins sont agréables à boire, comme on l’a vu en présentant les nouveaux arrivages à nos clients, ces derniers temps. Le shiraz-viognier avec une grillade, un burger, le chardonnay à l’apéro, le pinot noir sur un steak de saumon ou une poitrine de poulet barbecue… Du plaisir facile.

7. Beaune à boire en tout temps

La Rochepot, superbe village de Bourgogne où est établi le Domaine Billard Père et Fils

La finesse élégante d’un bourgogne n’est également pas à négliger pendant la belle saison. Le côté citronné du Hautes-Côtes-de-Beaune blanc La Justice 2008 du Domaine Billard en est une preuve éclatante: comment résister à cette fraîcheur et à cet éclat, tout bien entouré qu’il est par juste ce qu’il faut de boisé et de beurré. Même chose pour le Hautes-Côtes-de-Beaune rouge, dont la finesse et l’éclat de cerise rouge n’empêchent pas pour autant l’expression très nette d’un beau terroir, traité aux petits oignons, sur un domaine familial qui se concentre avec application sur ses vignes et son vin.

8. Mordre à grands Cros

Tout fraîchement arrivé et gorgé de soleil du midi, il y a aussi les minervois de Pierre Cros, dont le domaine est associé à Insolite depuis nos tout premiers jours. Le Minervois vieilles vignes, profond et puissant, mais sans excès confiturés, est un véritable délice, tandis que le minervois blanc a du fruit à revendre. Et pour montrer qu’il ne fait pas les choses comme tout le monde, nous avons aussi importé, cette fois-ci, un vin de table fait de cépage touriga nacional, et appelé « La liberté, ce n’est pas de faire ce que l’on veut, c’est de vouloir ce que l’on fait ». Oui, oui, tout ça. On méditera là-dessus en dégustant de mariage portugais-français sur la terrasse…

9. Retours californiens

D’un jour à l’autre, nous attendons l’arrivée de deux domaines californiens très appréciés. Tout d’abord, le cabernet sauvignon californien Avalon, toujours très populaire par ici. Un cabernet de Napa à prix doux, très équilibré, avec un boisé et un alcool bien dosés. Un vin accessible et élégant, une valeur sûre de l’appellation la plus réputée des États-Unis.
Autre arrivée très prochaine, celle des vins de la maison Orin Swift, dont le winemaker, Dave Phinney, s’est forgé une réputation superlative, ces dernières années, notamment avec le Prisoner, un vin inclus trois fois dans le top 100 de Wine Spectator. Prisoner devrait faire un retour prochain au Québec, mais en attendant, nous vous ferons découvrir avec plaisir les autres cuvées du domaine: l’assemblage bordelais Papillon, le zinfandel Saldo et le sauvignon blanc Veladora. C’est pas qu’on est buveurs d’étiquette, mais en plus d’être généreux et très bien faits, les vins de chez Orin Swift ont une gueule pas possible. Quand c’est beau en plus d’être bon…

10. Avoir hâte à l’automne

Même si c’est l’été qu’on a devant nous, Insolite importation est déjà à regarder vers l’automne, pour vous ramener de la belle visite. Plusieurs vignerons seront en effet au rendez-vous les 14 et 15 novembre, à Montréal, et le 17 novembre, à Québec, pour l’édition 2010 du Salon de la RASPIPAV, le regroupement des agences spécialisées dans l’importation privée. L’année dernière, 33 agences participantes avaient réuni plus de 80 vignerons, attirant ainsi plusieurs milliers de visiteurs. Ce qui donnait bien l’envie de récidiver. On vous donne tous les détails… quand l’automne commencera à pointer le bout du nez.

Vinsobres et autres Hurluberlu: les visiteurs du printemps chez Insolite

Mardi 4 mai 2010

Il n’y a pas que les oies blanches qui reviennent au printemps. Il y a aussi des vins – chez Insolite, en tout cas.

img_4447C’est ainsi que, ces derniers jours, nous avons retrouvé avec beaucoup de plaisir les vins du Domaine Chaume-Arnaud, dans le Rhône, et ceux de Sébastien David, vigneron de la Loire. Des retours attendus, depuis que les arrivages de l’automne s’étaient envolés avec les premières neiges. Les nouveaux stocks venus de ces deux domaines bio d’excellente tenue se sont mis à descendre à vitesse grand V, dès que les vins ont été rendus disponibles par la SAQ.

Pas étonnant que ça parte vite. Qu’il s’agisse des Côtes-du-Rhône Petit Coquet ou Saint-Maurice de Chaume-Arnaud ou du Saint-Nicolas-de-Bourgueil Hurluberlu de Sébastien David, voilà des vins qui mettent le sourire aux lèvres, avec un fruité ensoleillé, mais aussi une bonne structure. Il y a du bonheur et il y a du vin, là-dedans.

Dans le verre, ça dit quoi?

L’Hurluberlu, c’est du cabernet franc à 100%, vinifié par macération carbonique, ce qui tend à exalter le fruit et les arômes. Du vrai beau vin de soif, à boire rafraîchi sous le soleil printanier et estival – ou pour se mettre du soleil dans la tête, les jours de pluie. Bon pour tous les temps, séduisant en diable. C’est d’ailleurs ce qu’en dit l’excellent Olif, sur son blog plein de nature: « robe colorée, nez épicé, fruité, avec une pointe de végétal pour le croquant en bouche, une belle acidité et de la fraicheur.**** »

Le Petit Coquet, fait de grenache, cinsault et syrah, joue le même rôle dans la gamme du Domaine Chaume-Arnaud. Le beau vin de soif, avec un brin de réglisse qui vient donner un peu plus de relief au profil bien en fruit. Le Saint-Maurice est également ensoleillé et chantant, mais un peu plus costaud avec sa petite dose de mourvèdre. Des vins élevés en cuve – et bien élevés, à part ça.

Pour maintenant – et pour la cave

Du côté rhodanien comme du côté de la Loire, ces deux domaines offrent aussi du vin plus sérieux, aux arômes profonds, à l’allure un peu plus réservée, mais qui séduisent autant quand on prend le temps de mettre le nez dedans.

Prenons d’abord le In Vivo, cabernet franc réserve de Sébastien David: un vin qui a du coffre tout plein, même dans un millésime réputé plus léger. Tannins souples, fruité intense et bien mesuré, notes florales et épicées par-ci par là, avec la petite note de poivron (mais rouge, ici!) qui fait la signature du cépage rouge principal de la Loire. De la belle ouvrage, qui s’éclatera encore plus si on le laisse reposer… in vivo, disons. Ou en tout cas, à la cave.

Quant au Vinsobres du Domaine Chaume-Arnaud, pour tout vous dire, on ne finit plus d’en revenir, chez Insolite. Avec son fruit noir, sa réglisse, ses arômes d’olive noire, son grain serré, mais aussi sa souplesse et son ampleur, il vous en met plein le verre, plein la bouche, plein l’esprit. Alors autant en mettre plein la cave. Les premières bouteilles seront bonnes tout de suite, avec une belle grillade d’agneau. Les autres vieilliront avec élégance pendant plusieurs années – si vous êtes capables de patienter. On vous met au défi.

Pour la liste complète des vins disponibles, cliquez ici.

Du néo-zélandais avec l’accent suisse

Parmi les autres arrivages du printemps, soulignons aussi les blancs expressifs de la maison néo-zélandaise Blackenbrook, qui trouvent la voie de plusieurs cartes des vins québécoises, avec le beau printemps que nous connaissons. Bien droit et rafraîchissant, égayé par une pointe de gaz carbonique, le sauvignon blanc de la maison exprime bien le style du pays, sans les côtés plus caricaturaux ou les excès de poivron vert qui marquent d’autres cuvées. Le riesling, travaillé selon un style qui rappellera un peu les vins allemands, offre des arômes minéraux et une belle soif. Une expression sympathique de ces vins qui font le succès du vin néo-zélandais de par le monde.

Blackenbrook est un domaine familial dont l’histoire traverse les continents, puisqu’il a été établi par une famille suisse-allemande, les Schwarzenbach, dont le nom de famille donne celui du domaine (Schwarzenbach = torrent noir = Black(en)brook). Arrivé en Nouvelle-Zélande à l’âge de neuf ans, Daniel Schwarzenbach s’est mis au vin au début des années 90, allant faire son apprentissage auprès de solides producteurs allemands, autrichiens et alsaciens, dont le très réputé Olivier Humbrecht, du domaine Zind-Humbrecht. Celui-ci a d’ailleurs inspiré une approche naturelle de la viticulture, que Daniel et son épouse Ursula, venue de Suisse en 1996, appliquent soigneusement sur leur domaine de 20 hectares qu’ils ont commencé à planter en 2000. Reçu chaleureusement par la critique néo-zélandaise, qui a donné de très hautes notes à plusieurs cuvées de la maison, le domaine a de l’avenir, comme en témoigne entre autres une récolte 2010 « de rêve ».

50 000 bravos à l’OSQ

En avril, l’équipe d’Insolite Importation était très fière de s’associer à l’Orchestre symphonique de Québec pour une activité de levée de fonds placée sous le thème New York, New York. Directement de Long Island, les vins de Channing Daughters (dont il reste une poignée de petits cartons, à ce jour, avant un retour attendu pour l’été), ont été une belle découverte pour les quelque 300 participants à cette soirée très réussie qui a permis de recueillir quelque 50 000$. Ça vaut bien un toast, tout ça!

Domaine le Briseau: c’est bon, c’est bon, le petit Patapon

Vendredi 5 mars 2010

Le Domaine le Briseau, dans la Loire, fait du vin sérieux. Du vin très pur, expressif, plein de personnalité. Des expressions nettes et succulentes des grands (et petits) cépages de la Loire. Mais pas question de se prendre au sérieux pour autant.

À preuve, les vins de Nana Vins et cie, le négoce que mènent Nathalie et Christian Chaussard depuis 2005. On fait du pétillant naturel, on l’appelle You are so bubbly. On fait du sauvignon bien frais? On l’appelle You are so cool. Et on fait aussi du Patapon.

Le Patapon blanc, c’est du chenin, avec ce mélange si particulier de rondeur et de vivacité. Le Patapon rouge, c’est du pineau d’Aunis vraiment exemplaire, avec les notes poivrées et le fruit rouge typique du cépage, mais avec une netteté et une soif vraiment exceptionnelles. C’est bon, bon, bon, le petit Patapon.

Le punch qu’il faut pour boire avec des grillades, la fraîcheur pour que le verre se vide presque avant qu’on s’en rende compte. La personnalité singulière du pineau d’Aunis, mais sans son côté parfois plus rébarbatif. Du vin nature (juste un peu de soufre à la mise en bouteille), travaillé avec précision et rigueur, pour donner des saveurs nettes et précises qui expriment bien le caractère du cépage et le terroir de la Loire.

Souriez, c’est sérieux, Le Briseau. Voyez la liste de ces joyeuses bouteilles ici.

De beaux arrivages de fin d’hiver

En cette fin d’hiver qui a déjà de beaux airs de printemps, nos nouveaux arrivages touchent aux deux côtés de cette entre-saison avec des vins des coteaux alpins du Valais, en Suisse, et des cuvées issues du massif méditerranéen de La Clape, dans le Languedoc.

Du Valais, c’est bien sûr l’excellente petite arvine de René Favre & Fils, accompagnée de quelques cartons d’humagne, de fendant et de pinot noir Renommée Saint-Pierre 2001. Les blancs, issus du millésime 2008, montrent une nervosité et une minéralité particulièrement séduisantes.

De La Clape, c’est le retour du Domaine Les Portes, avec des Coteaux du Languedoc pleins de soleil, de minéralité, de fruit et, malgré le soleil et la chaleur des lieux, d’une bonne dose de fraîcheur. De vrais délices.

On vous dit en passant qu’on a aussi reçu les vins d’un nouveau domaine, Closson Chase, le vignoble le plus réputé de Prince Edward County, la nouvelle région en vue de l’Ontario. Sur des sols dotés de plusieurs mètres de calcaire, la vigneronne Deborah Paskus produit des pinots noirs et surtout, des chardonnays qui pourraient se défendre face à des grands bourgognes. C’est pas nous qui le disons, c’est Jancis Robinson. La réputation de la maison ayant déjà fait son chemin chez des sommeliers avertis, les vins ont déjà disparu de notre liste. De retour au début de l’été.

Parmi les autres arrivées récentes, parlont aussi des bourgognes de Billard Père et Fils, toujours aussi bons, et d’une nouveauté toscane, Poggio Romita, qui offre entre autres des chianti à moins de 15$. Tous les détails disponibles ici.

Rendez-vous à La Divergente

Nous aurons l’occasion de vous présenter ces nouveaux arrivages et une belle sélection de nos produits lors d’un mini-salon des vins d’importation privée, La Divergente, qui aura lieu le 25 mars prochain au restaurant Toqué. Une quinzaine d’agences spécialisées dans l’importation privée seront sur place pour l’occasion. On vous donne plus de détails très bientôt.